« Mamma mia » :
euphorisant !
Bâti autour des
chansons du groupe Abba, le show commence dans dix jours
au Théâtre Mogador. Nous avons assisté à la première
représentation publique : ça va cartonner.
JEAN-LOUIS PICOT ET MAGUELONE BONNAUD | 21.10.2010, 07h00
La première… avant-première.
Quelque 1 600 privilégiés ont pu assister mardi soir, au
Théâtre Mogador, à la première représentation publique
de « Mamma Mia », version française, dix jours avant le
lancement officiel.
Arriver après le triomphe de la comédie musicale à
Broadway vue par 42 millions de spectateurs à travers le
monde doublé d’un beau succès au
cinéma avec
Meryl Streep et
Pierce Brosnan, n’était pas
une mince affaire.
Autre écueil : l’adaptation en français des vingt-deux
chansons du groupe Abba, sur lesquelles repose le
spectacle.
Pas évident d’entendre dans la langue de Molière des
tubes qui tournent depuis trente ans en anglais. Un peu
d’indulgence s’impose, le traducteur aidé du parolier d’Abba,
Björn Ulvaeus ayant parfois cédé à une trivialité
facile… Mais la musique prend largement le dessus.
Des numéros burlesques hilarants
Après un démarrage en douceur, l’adaptation de « Money
money » lance vraiment le spectacle. « J’suis pas
millionnaire… » Premières apparitions des vingt-cinq
danseurs et premiers frissons. Les chorégraphies,
joyeuses et enlevées, vont dynamiter ce « Mamma Mia »
frenchy. Impression confirmée dans la foulée avec un «
Dancing Queen » survitaminé où la troupe donne toute sa
mesure. Le décor, sobre et amovible, nous transporte
avec simplicité dans la chaleur d’une île grecque, où se
prépare le mariage de Sophie. Pour célébrer les noces de
sa fille, qu’elle a élevée seule, Donna a invité Rosie
et Tanya, ses deux anciennes comparses de cabaret, qui
se livrent à des numéros burlesques hilarants.
L’histoire de Sophie, à la recherche de son père inconnu
pour la mener à l’autel, est rocambolesque et menée
tambour battant jusqu’à un final euphorique.
Certes, pour ce baptême du feu, on sentait les chanteurs
un peu dans la retenue. Mais ils auront largement le
temps de se roder ; le spectacle étant programmé pour de
longs mois. Le dernier musical de Mogador, également
produit par Stage Entertainment, « le Roi Lion », a été
joué… trois ans jusqu’à cet été.
Tout le monde finira debout pour la scène du mariage
avec un « I do, I do, I do », transformé en « Dis-lui
oui » très réussi. Comme dans le film, on aura droit à «
Waterloo », premier tube d’Abba, en bonus et en anglais.
Plutôt une bonne idée. Nul doute que le public sera
conquis par ce spectacle euphorisant. Plus de 100 000
places ont en tout cas déjà été achetées selon la
production. On quitte Mogador avec le sourire et une
énorme envie de se jeter sur une bonne vieille compil du
groupe suédois. Ça tombe bien, un double best of vient
juste d’être réédité. « There is No Business Like Show
Business » comme ils disent.
« Mamma mia », à partir du 28 octobre, Théâtre
Mogador, 25, rue de Mogador, Paris IXe. Tarif : de 25 à
82 €.
www.mogador.net. Tél. 0.820.88.87.86.


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